Visite de l'installation
L'importance et la complexité apparente de l'installation s'expliquent par le caractère expérimental du site. Les futures centrales de production seront optimisées, plus compactes, et auront un rendement supérieur.
De nombreux équipements ont été mis au point et réalisés tout spécialement pour ce projet, qui présente des contraintes fortes. Il faut par exemple travailler avec une eau géothermale à 180°C, riche en minéraux dissous, très corrosive, et contenant jusqu'à 100 grammes de sel par litre.
Les installations sur le site de Géothermie Soultz

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Les deux puits de production sont équipés de pompes de production spécifiques, permettent de remonter le fluide géothermal sous pression à la surface, avec un débit d'environ 35 litres par seconde.
Deux types de pompes centrifuges sont en service : une pompe électro-submersible (ESP), dont le moteur et la pompe sont tous deux immergés à -500m ; une pompe à arbre long (LSP), dont le moteur est en surface et entraine la pompe située à 250m de profondeur.
Des filtres à 150 µm (micromètres) sont installés sur le puits de production. Ils traitent l'eau chaude dès son arrivée à la surface, afin de protéger le matériel : vannes, tubages, échangeurs.... Une seconde filtration encore plus fine (50 µm) est réalisée avant la réinjection, afin d'éviter le colmatage des failles.
L'échangeur de chaleur fait le lien entre la boucle primaire et la boucle secondaire. Il permet de transférer les calories de l'eau géothermale à l'isobutane qui entraine la turbine.
Après son passage dans l'échangeur, l'eau géothermale - refroidie à 70°C - est renvoyée à -5000m par le puits de réinjection.
Le séparateur eau-vapeur : lors du redémarrage de la boucle primaire, après un arrêt technique par exemple, l’eau géothermale sous pression est trop chargée en impureté pour être simplement filtrée. Elle passe donc par un séparateur eau vapeur qui la ramène la pression atmosphérique. C'est durant cette opération des panaches de vapeur blanche s'échappent par les cheminées.
La turbine à vapeur est actionnée lorsque l'isobutane se détend. Elle entraine le générateur électrique. La vitesse de rotation est définie afin de pouvoir se synchroniser avec la fréquence du réseau. Ainsi, la turbine est accouplée au générateur par le biais d’une boite de vitesse permettant de ramener la vitesse de rotation de 12 600 tr/min à 3000 tr/min.
Les aérocondenseurs permettent alors de le refroidir l'isobutane qui sort de la turbine à l'état gazeux à une température de l’ordre de 40°C. Une fois refroidi, il peut être comprimé par la pompe de circulation qui le remet à l'état liquide (30 bars - 34°C) : il est en bonne condition pour pousse dans l'échangeur de chaleur et accumuler le maximum de calories.
Le poste de commande et ses ordinateurs permettent de piloter l’ensemble de l’installation en mode automatique 24h/24 ou en mode manuel. Le fonctionnement automatique de ce poste de commande permet de maintenir la centrale à un niveau de sécurité acceptable, quelle que soit la situation.
Le transformateur fait monter la tension de 12 000 à 20 000 volts afin de pouvoir l'injecter dans le réseau de distribution HTA.
Le local technique abrite l’ensemble des organes sensibles tels que les pompes de réinjection, les variateurs de fréquence pour ces pompes, ainsi que la centrale de lubrification pour la pompe de production à arbre long.